L’électronique occupe aujourd’hui une place centrale dans les technologies modernes. Pourtant, cette discipline reste souvent méconnue ou entourée d’idées reçues. Voici plus d’explications sur ses grands principes, ses spécificités et ses débouchés.

Un peu d’histoire et de vocabulaire  

L’apparition de l’électronique dans les années 1940-1950, notamment avec l’invention du transistor en 1947, marque un tournant au sein des métiers techniques. Une nouvelle discipline se développe, centrée sur le traitement de l’information à travers des signaux électriques. 

Au fil des décennies, l’électronique évolue rapidement grâce à : 

  • l’essor de l’informatique, 
  • le développement des télécommunications, 
  • la miniaturisation des composants, 
  • l’émergence des objets connectés (IoT) et des systèmes embarqués. 

Électronique vs électromécanique : quelle différence ? 

Ces deux domaines sont souvent confondus. 

  • L’électronique traite les signaux électriques (analogiques ou numériques), au moyen de composants dits « statiques » (soudés sur des cartes) dans une logique de communication et de traitement de l’information. 
  • L’électromécanique associe électricité et mécanique, avec un focus sur le mouvement de machines dites « tournantes », l’énergie et les systèmes industriels. 

Les idées reçues  

« L’électronique, c’est juste réparer des appareils » – FAUX 
Beaucoup pensent que l’électronique se limite à dépanner des télévisions ou des smartphones.  En réalité, c’est surtout un métier de conception et d’innovation : 

  • création de circuits, 
  • développement de systèmes intelligents, 
  • programmation de dispositifs embarqués prenant un minimum de place et nécessitant peu de place mémoire, 
  • automatisation de procédés industriels de production.

« C’est uniquement pour les geeks ou les passionnés d’ordinateurs » – Faux  
Même si l’électronique est liée au numérique, elle est très concrète et appliquée. Elle intervient dans : 

  • la santé (appareils médicaux), 
  • l’automobile, 
  • l’aéronautique, 
  • les énergies renouvelables. 

« C’est un secteur aux nombreux débouchés » – Vrai
L’électronique est au cœur des grandes innovations actuelles : 
objets connectés, industrie 4.0, smart technologies… Les opportunités professionnelles sont nombreuses et variées. 

« C’est un métier où l’on travaille en équipe » – Vrai
Les électronicien·ne·s collaborent avec différents profils (informaticien·ne·s, ingénieur·e·s, technicien·ne·s). C’est un domaine collectif et multidisciplinaire. 

« Il faut être un génie en math pour réussir » – Faux 
Les bases en math sont utiles, mais ce qui compte surtout, c’est : 

  • la logique, 
  • la curiosité, 
  • la capacité à résoudre des problèmes. 

Spécificités de cette formation 

Le Bachelier en Électronique appliquée offre une formation équilibrée entre théorie et pratique, située entre le niveau technicien et celui d’ingénieur industriel. Ses disciplines principales sont : 

  • Électricité et électronique 
  • Microprocesseurs 
  • Informatique et programmation 
  • Systèmes automatisés et asservissements 
  • Télécommunications 

Une attention particulière est accordée à l’usage de l’anglais technique, indispensable pour comprendre des documents professionnels et présenter des projets. 

Les débouchés 

L’électronique ouvre l’accès à de nombreux secteurs : 

  • automatisation industrielle, 
  • instrumentation et mesures, 
  • télécommunications, 
  • électronique embarquée, 
  • énergétique et conversion d’énergie. 

Ainsi qu’à de métiers diversifiés :  

  • Technicien·ne d’essais ou de laboratoire 
  • Technicien·ne en conception électronique (CAO) 
  • Technicien·ne d’intégration ou de fabrication 
  • Responsable de maintenance 
  • Technicien·ne en recherche et développement 

Un marché de l’emploi favorable 

Les diplômé·e·s en électronique trouvent facilement un travail. De nombreuses entreprises recrutent, notamment : Proximus, SNCB, Siemens, Thales Alenia Space, Alstom, Electrabel, Philips, ESA, etc. 

Se former en pratique : une progression en trois ans 

BLOC1 : poser les bases et expérimenter 

La première année du Bachelier en Electronique à la HELHa vise à construire des bases solides, tant théoriques que pratiques. Les étudiant·e·s découvrent les fondamentaux indispensables comme les mathématiques appliquées, l’électricité ou encore l’électronique analogique, tout en abordant déjà des domaines actuels comme l’informatique (programmation en C, algorithmique) et les systèmes numériques.  

Cette approche est directement complétée par de nombreux laboratoires : montages électroniques, manipulation de composants, premières réalisations concrètes.  

L’apprentissage se fait donc rapidement sur le terrain, avec une alternance constante entre compréhension des concepts et mise en pratique, permettant aux étudiant·e·s de donner du sens à la théorie. 

BLOC2 : approfondir et se spécialiser 

En deuxième année, la formation gagne en complexité et en spécialisation. Les étudiant·e·s approfondissent leurs compétences en électronique analogique et numérique, mais aussi en microprocesseurs, systèmes embarqués et électronique de puissance. Ils découvrent également des domaines clés comme les télécommunications, les réseaux, l’automatisation et la régulation, essentiels dans les environnements industriels et technologiques actuels.  

Cette année met fortement l’accent sur les projets, les laboratoires et les applications concrètes (instrumentation, automatismes), tout en intégrant des compétences transversales, comme la communication professionnelle. 

L’objectif est de former des profils capables de comprendre des systèmes complets et d’intervenir de manière autonome.  

BLOC3 : professionnalisation et mise en situation réelle 

La troisième année marque l’entrée dans le monde professionnel. Elle est structurée autour d’un stage en entreprise, d’un travail de fin d’études et de projets multidisciplinaires, qui permettent aux étudiant·e·s d’appliquer l’ensemble de leurs acquis dans des situations concrètes.  

Les cours se concentrent sur des applications avancées, comme les télécommunications, l’électronique de puissance, les automatismes ou les mesures électroniques, souvent sous forme de laboratoires et de projets. Cette immersion progressive dans la réalité du métier est complétée par une réflexion sur l’éthique et la déontologie professionnelle. 

 L’étudiant·e sort ainsi de la formation avec une expérience concrète, une vision globale du métier et une capacité immédiate à s’intégrer dans le monde du travail.  

Plus d’informations sur notre Bachelier :  Bachelier Électronique à Mons – HELHa – Haute École Louvain en Hainaut