Quand on parle d’agronomie, on pense encore trop souvent aux bottes, aux champs à perte de vue et à la météo comme collègue de travail. En réalité, ce n’est pas toujours le cas. 

L’agronomie est un secteur bien plus vaste, qui englobe notamment les biotechnologies, la qualité, l’environnement, l’innovation alimentaire ou encore la recherche appliquée. 
 
William, diplômé en 2025 de la section Biotechnologue en ressources alimentaires et environnementales de la HELHa, en est la preuve. 
 
Devenu responsable de production en recherche et développement chez So Wood, une entreprise spécialisée dans les boissons fermentées, il témoigne 

Un métier qui mêle production, science et innovation 

«Le métier de Responsable de production en recherche et développement, c’est gérer toute la supply chain1, l’organisation de la production quotidienne, et en parallèle tout le travail de recherche : développement de nouveaux produits, amélioration des recettes, tests de stabilité, etc.», explique William. 

Un poste où il faut : 

  • Maitriser les procédés de fermentation, 
  • Analyser la qualité et la microbiologie, 
  • Interpréter des articles scientifiques, 
  • Effectuer des analyses de pH, 
  • Garantir la conformité du produit, 
  • Ajuster les paramètres technologiques pour maintenir une boisson «vivante» non pasteurisée. 

« On travaille surtout sur la composition du produit, la réduction du taux de sucre, et la manière d’améliorer le Kombucha tout en respectant nos normes. J’encadre aussi des stagiaires qui viennent faire de la recherche sur nos boissons.» ajoute William.  

Un stage qui a débouché sur un emploi 

Avant d’être embauché, William avait réalisé son stage chez So Wood. C’est là qu’il a convaincu Louis, CEO de l’entreprise. 

«On avait besoin de compétences en formulation, en manipulation, en contrôle. William avait déjà tout cela grâce à la HELHa, sans devoir suivre de formation supplémentaire», explique Louis. 

Un atout majeur pour une petite structure où les profils polyvalents, capables de passer du labo à la production, sont particulièrement recherchés. 

La HELHa : apprendre en pratiquant  

Ce qui a marqué William dans son parcours ? 
La dimension pratique. 

«Visiter des entreprises toute l’année, voir concrètement à quoi servaient les notions vues en cours… C’est ça qui m’a motivé. Dans les gros livres, je ne trouvais pas toujours du sens. En labo et en stage, tout devenait logique.» 

Il met aussi en avant la pluridisciplinarité de la formation : 

  • laboratoire, 
  • production, 
  • réflexion technique, 
  • créativité, 
  • autonomie. 

«La HELHa m’a donné un très bon bagage. J’ai appris à apprendre par moi-même. C’est ce qui m’a permis d’endosser ce rôle et d’être confiant. Je sais que je peux m’adapter à tout ce qui arrive.» 

Pour lui, l’approche de la HELHa combine le meilleur des deux mondes : la rigueur scientifique et la pratique professionnelle. 

Son conseil aux futur·e·s étudiant·e·s ? 

«Les études en biotechnologie offrent presque la même base théorique que l’université, mais avec une méthode différente : beaucoup plus de pratique, beaucoup de sens. 
Pour un jeune en début de parcours, c’est essentiel de voir à quoi servent les matières étudiées. Je dirais qu’il faut essayer la HELHa avant de se diriger vers des formations plus théoriques. »  

Et à Louis de conclure : « Ce sont des études accessibles, mais qui demandent de la rigueur scientifique et elles mènent directement au marché de l’emploi.» 

 

Envie d’en savoir plus sur les études de Biotechnologue en ressources alimentaires et environnementales : Bachelier Agronomie – Biotechnologue en ressources alimentaires et environnementales (AIBT), région de Charleroi – HELHa – Haute École Louvain en Hainaut