Des étudiants de la Section Technologue en Imagerie Médicale (TIM) ont été primés lors de concours organisés tantôt à Paris, à Leuven, à Bruges, à Saint-Malo et Monaco. Récemment, ce sont 5 étudiants de la Catégorie Paramédicale de Gilly qui ont été mis à l’honneur. Leur TFE, en effet, a été envoyé à des sociétés savantes qui promeuvent ce domaine tout à fait particulier. Rencontre avec une des chevilles ouvrières de la section, Jean-Louis Greffe.

JLD. Bonjour, Monsieur Greffe. Et sincères félicitations pour les résultats obtenus…

JLG. Je tiens à préciser que ces résultats sont le fruit du travail de toute une équipe qui a su accompagner les étudiants durant leurs années d’études et leurs débuts de carrière professionnelle.

Le noyau dur qui pousse la section vers ces reconnaissances sont notamment: M. Pierrino Di Primio, technologue à plein temps au CHU de Charleroi sur le site de l’hôpital André Vésale, et en part time (<2/10 temps) à la cause de l’école ; M. Arnauld Tempels, technologue à plein temps au centre hospitalier régional de Namur et en part time (<2/10 temps) pour l’école ; M. Guy Vanhee, technologue chef à plein temps au Grand Hôpital de Charleroi, sur le site de l’IMTR (Institut de Médecine de Traumatologie et de Réadaptation) et moi-même, Jean-Louis Greffe, radiophysicien, au CHU de Charleroi et en part time (<2/10 temps) pour la section TIM de Gilly.

J’aimerais également remercier Monsieur De Mey et redire que tout ceci n’aurait pas été envisageable sans l’aide indispensable de Marie-France Tournay, coordinatrice de la section, dont l’oreille est toujours attentive et la porte… toujours ouverte, et sans le soutien hiérarchique, organisationnel et financier de la Haute Ecole qui nous permet d’accompagner ainsi les étudiants dans ces démarches de communication et publication.

Toute l’équipe se distingue par son dynamisme, ses motivations, ses idées toujours novatrices, toujours créatrices.

JLD. Pourquoi, un jour, avoir pensé participer à des concours avec les étudiants de TIM ?

JLG. Il faut savoir que depuis le début de la section (première promotion en 2001), les étudiants doivent réaliser un Travail de Fin d’Etudes. Ce travail est coaché par un expert sur le terrain (depuis le début) et guidé par un professeur conseiller méthodologique (depuis quelques années, conseiller formé à l’école).
Pour les défenses publiques des TFE des étudiants, un jury est composé de professeurs, du conseiller méthodo, du conseiller expert et d’experts professionnels.
Lors de la délibération, lorsque l’étudiant a performé, le jury signale à l’étudiant que son sujet sera proposé à l’un ou l’autre congrès. C’est essentiellement notre coordinatrice, Marie-France Tournay, qui a mis en place la méthodologie.

JLD. Y a-t-il des envois spécifiques en fonction des thèmes ?

JLG. Oui, les sujets sont proposés aux congrès en fonction du thème :

  •     si c’est de la radiologie, abstract pour les Journées Françaises de la Radiologie (JFR) à Paris, et/ou MRTB (association professionnelle des technologues en imagerie médicale) ;
  •     si c’est de la médecine nucléaire, abstract aux sociétés savantes de médecine nucléaire ;
  •     si c’est de la radioprotection, abstract aux sociétés savantes de radioprotection ;
  •     si c’est de la radiothérapie, abstract aux sociétés savantes de radiothérapie-cancérologie.

C’est le comité scientifique du congrès qui décide, et de manière totalement indépendante de nous, si le sujet est retenu.

JLD. Qu’avez-vous concrètement à votre palmarès ?

JLG. Au palmarès il faut noter que,  depuis le début de la section technologue en imagerie médicale, il y a déjà eu : 13 présentations orales, 24 posters électroniques et 1 poster papier.

Les présentations se sont faites aux JFR (Journées Françaises de la Radiologie) à Paris, au congrès de la MRTB à Leuven, de la société Belge de médecine nucléaire à Bruges, à la Société Française de Radioprotection à Saint-Malo et à la journée de cancérologie à Monaco.

JLD. Quand pensez-vous encore pouvoir envoyer des TFE ?

JLG. Les prochains envois d’abstracts seront probablement pour les JFR 2013 en octobre 2013 (Paris), à la MRTB en mars-avril 2013 (Bruxelles) et la Société de Médecine Nucléaire Belge mai-juin 2013 (Knokke).

JLD. Les TFE sont-ils exploités d’une autre façon ?

JLG. Tout à fait. Il faut signaler que toute une série de sujets sont aussi utilisés dans les services d’imagerie médicale. J’en cite quelques-uns sans avoir la prétention d’être exhaustif :

  • Optimisation  en radiologie conventionnelle  par  un  référentiel  d’incidences, par Pauline MORLON, année académique 2010-2011 ;
  • Patientes en âge de procréer en radiologie conventionnelle : Comment améliorer leur prise en charge ? par Benoît Bauduin et Géraldine Braquenier, année académique 2010-2011 ;
  • « Les rayons X pour un voyage en toute sécurité ! », par Sabrina Ramos Castilla, Maxime Charue, année 2009-2010 ;
  • SCOPIE OR NOT SCOPIE, par David Carpentier et François Drugmanne, année académique 2009-2010 ;
  • Les repères osseux visuels, un guide bien utile pour le positionnement, par Jessie Lamour, année académique 2008-2009 ;
  • Le TIM face à ces lacunes (lacunes osseuses en coupes scanner en anthropologie) par Lucie Rendez et Mary Vinci, année académique 2006-2007 ;
  • Priorités aux contrôles de  qualité », Nabila Brahmi, Michael Svaldi, année 2004-2005.
  • Brochure d’information au PET, par Amélie Lenoir et Benoit Kruszka en 2003.
  •  Et encore bien d’autres sujets encore…

JLD. Quelle est, à vos yeux, la spécificité de la formation HELHa ?

JLG. Les priorités et spécificités de la section TIM de la HELHa sont :

LE CŒUR DU METIER CE SONT LES PATIENTS  ; la technologie est à mettre à leur service et au service des équipes médicales pour optimaliser les mises au point diagnostic, les traitements et leurs suivis !

La formation des technologues doit donc viser l’acquisition de  compétences  non seulement techniques et procédurales mais aussi gestuelles et relationnelles, tant vis-à-vis des patients que des collègues au sein des équipes multi-disciplinaires.

La radioprotection des patients et du personnel est une priorité et nécessite l’optimisation des techniques en fonction des nouvelles directives européennes.

La visibilité de la section vers l’extérieur et le développement de collaboration avec les milieux professionnels (partenariat stages, interventions d’experts dans les cours…)  et d’autres écoles tant au niveau francophone, que néerlandophone (= partenaire au sein de la platform MIB Medical Imaging Belgium), européen et même africain  sont pour nous aussi des défis quotidiens !

Enfin, pour conclure, j’aimerais citer Marie Curie (1921) : « L’appareillage radiologique doit être manié par des mains expertes et les méthodes doivent être appliquées avec intelligence… »  C’est, précisément, ce que nous tentons de réaliser au quotidien au sein de la section TIM de la Catégorie Paramédicale.

Propos recueillis par Jean-Luc Dubart

Merci à Béatrice Gobbe, directrice, pour sa relecture attentive.

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