Mercredi 11 mars, 13h45, arrivée à la gare Saint Charles. Les premières impressions touchent les sens : la ville ocre éblouit, vibre, sent la mer et les premières chaleurs.

Elle promet déjà de solliciter le piéton : 104 marches, certes harmonieuses, certes majestueuses, imposent au visiteur équilibre et attention !

15h00 : Une petite course d’orientation avec une étape à l’hôtel pour le dépôt des bagages nous amène à notre première rencontre, notre guide d’un après-midi : Sébastien Izzo. Enfant de Marseille et fils de Jean-Claude Izzo, écrivain et chroniqueur marseillais, Sébastien nous accueille avec chaleur et nous invite à déambuler dans la vieille ville, sur les pas de Fabio Montale, personnage central un peu flic, un peu éducateur, un peu truand qui mène la trilogie policière de son auteur tambour battant. Montée des Accoules, place de Lenche, rue des Pistoles, la Vieille Charité… Des noms qui chantent, et qui grimpent aussi !

18h30 : il faut nous asseoir et prendre l’apéro et aussi trouver un resto pour nous 30… Un défi, après les grimpettes ! Ce sera L’Esquinade, pas le meilleur endroit du monde mais certainement un des plus accueillants ! 

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Jeudi 12 mars, 10h00 : l’opération « métro » est une réussite ! Arrivée sans encombre et à l’heure à l’Astronef, hôpital psychiatrique logeant un théâtre. Un vrai théâtre, ouvert à tous, sans distinguo. L’accueil ici aussi est chaleureux : sourires, cafés et petits gâteaux pour tout le monde ! Myriam nous enchante par quelques morceaux de piano, délicieux. Nos hôtes nous présentent leur conception de la maladie psychique, du développement culturel et de la rencontre des deux ! Croisement des regards entre artistes et psychiatrie et invitation de personnes dans l’hôpital : un projet un peu fou mais qui marche !

13h00 : il faut rentrer vers le centre… Et l’opération « métro » semble plus compliquée. Il nous reste 4 trajets pour 30… Un bus arrive, les étudiants très confiants grimpent… Le chauffeur, jeune et souriant, nous invite à monter aussi et tant pis pour les 26 trajets à l’œil ! La conversation s’installe, il nous sert de guide pour un temps, nous commentant les quartiers Nord de Marseille, les noms des cités, l’ambiance…

13h30 : retour en ville, un petit marché haut en couleur nous permet de manger.

14h00 : on se perd…

15h00 : on est très en retard mais arrivés à l’Institut Méditerranéen de Formation. Les présentations s’engagent et les comparaisons aussi : finalement nous travaillons peut-être différemment, certes les formations sociales sont différentes mais les enjeux sont les mêmes, entre contrôle et accompagnement…

18h00 : apéro à la terrasse du ‘Petit Nice’, la plus grande table de Marseille !

20h00 : enfin une bouillabaisse qui tient ses promesses ! 

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Vendredi 13 mars, 10h30 : accueil à la maison d’accueil de l’Armée du Salut. Retour dans les quartiers Nord, Bougainville. La commune, ici, est la troisième plus pauvre d’Europe mais à la « capacité solidaire optimale ». L’Armée du Salut nous réserve un accueil formidable. Ici, tout respire le respect de l’autre, l’écoute, la porte ouverte… Nous visitons et sommes épatés par le hameau, petit village – lieu de vie à destination de grands précaires ou d’habitants de la rue, dans le respect de leurs besoins, de leur mode de vie… Dans l’autre partie des lieux, les résidents mènent leur vie et leurs projets avec l’accompagnement des travailleurs sociaux et participent à la vie de la maison. « Le vivre ensemble se construit ensemble » nous dit Madame Bresson, la directrice. Nous sommes enchantés.

13h00 : invitation à manger avec les résidents. Déjeuner délicieux et fort agréable.

14h00 : il est temps de rentrer en ville. Opération « métro » réussie ! On commence à prendre nos marques.

15h30 : un dernier petit café sur une toute petite terrasse face au Vieux Port et à l’Abbaye Saint Victor. On est conscients d’avoir passé 3 jours assez fatigants, mais magiques !

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