L’évolution des études de kinésithérapie vers un cursus en 300 crédits (5 ans) constitue une réponse indispensable face aux enjeux actuels de santé publique. Cela consolidera la qualité de la formation des kinésithérapeutes dans l’intérêt des patients, de l’accessibilité aux soins dans les différents bassins de vie et de l’évolution de la profession.

Etant donné les atouts de la réforme des études de kinésithérapie, nos équipes pédagogiques ont travaillé de manière intensive ces derniers mois. La HELHa est prête à révéler les programmes et grilles de cours de la première année du nouveau Master en kinésithérapie.

Il faut poursuivre les démarches de manière concertée, avec l’ensemble des acteurs du secteur. La Haute Ecole Louvain en Hainaut a donc bien réaffirmé sa totale disponibilité au Cabinet de la Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Deux tiers des kinésithérapeutes diplômé·e·s en Fédération Wallonie-Bruxelles sont formé·e·s dans les Hautes Ecoles avec des taux d’insertion professionnelle particulièrement élevés. Les institutions comme la nôtre sont des partenaires essentiels. 

Cohérence avec les exigences sociétales

Les atouts de la réforme des études de kinésithérapie sont multiples :

  • Elle respecte les spécificités des différents acteurs de la formation et considère le haut niveau d’expertise pédagogique, scientifique et clinique des équipes en Hautes Ecoles.
  • Elle préserve une offre de formation sur l’ensemble du territoire.
  • Elle permet de continuer à offrir demain encore aux étudiant·e·s la liberté de choisir l’approche pédagogique qui leur correspond le mieux.
« Les Hautes Écoles jouent un rôle majeur : elles assurent une répartition équilibrée de professionnel·le·s de qualité sur l’ensemble du territoire. En effet, elles contribuent à éviter les « déserts paramédicaux », en particulier dans certaines zones moins attractives. Les kinésithérapeutes des Hautes Écoles connaissent les contextes de soins locaux et choisissent souvent d’y rester au service de la population de ceux-ci« , précise Pierre Olivier ROBERT, PhD, Directeur aux Enseignements de la section kinésithérapie à la HELHa.
 

L’enjeu sociétal n’est pas de savoir quel opérateur offre la meilleure formation mais bien comment garantir une formation de très haut niveau en s’appuyant sur les forces complémentaires de chacun.

Une approche interdisciplinaire, pratique et réflexive en Hautes Ecoles

Les Hautes Ecoles disposent d’une approche pédagogique répondant pleinement aux objectifs visés par cette réforme :

  • une approche scientifique solide, fondée sur le raisonnement clinique et les pratiques basées sur les données probantes
  • un encadrement de proximité,
  • des apprentissages et mises en situation fortement ancrés dans la pratique,
  • une intégration de la recherche appliquée et de ses avancées,
  • la mise en place d’évènements tournés autour de l’interdisciplinarité avec d’autres acteurs de la santé (psychomotriciens, assistants sociaux, ergothérapeutes, infirmiers, médecins, etc.).
  • une approche scientifique solide, fondée sur le raisonnement clinique et les pratiques basées sur les données probantes
  • des stages structurants et professionnalisants.

« Actuellement en dernière année, je me sens apte à prendre en charge des patients seule. Mais c’est vrai qu’avoir encore plus de stages, ce serait positif. Il n’y a rien de mieux que de baigner dans la pratique. Cette réforme nous permettra également d’être plus confrontés à des situations complexes. Ce serait génial d’avoir encore plus de temps pour travailler sur des cas cliniques. D’autant plus qu’à la HELHa, nous avons tout ce qu’il faut au niveau du matériel« , témoigne Cathy SERRIERE, étudiante en Master en kinésithérapie à la HELHa. 

Cette approche pédagogique constitue sans aucun doute un facteur déterminant de qualité pour une profession où l’expertise se construit dans la pratique, le raisonnement clinique, la communication, la maîtrise des gestes techniques et l’éthique. C’est précisément ce que les Hautes Ecoles inculquent depuis des décennies.

 

Les forces du diplôme commun

« Un diplôme commun, ce n’est pas un risque : c’est une force. Les Hautes Écoles apportent accessibilité, professionnalisation et excellence clinique. Le décret fixe un référentiel unique et exigeant : nous avons donc la garantie d’une qualité harmonisée, portée par des opérateurs complémentaires. Ce n’est pas l’institution qui définit la qualité du diplôme, mais le référentiel de compétences, les stages, l’encadrement, et l’évaluation », détaille Philippe DECLERCQ, Directeur-Président de la HELHa.

C’est précisément dans cette perspective, et avec un état d’esprit constructif, que les Hautes Ecoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles poursuivront le travail entamé.