Qui choisit spontanément un Bachelier en Électromécanique en dehors des élèves déjà formés à ces matières dans le secondaire ? Sans doute peu de jeunes…
Voici quelques mots d’explications, les débouchés de l’électromécanique, les clichés et le programme.
Un peu d’histoire et de vocabulaire
Dès le 20ᵉ siècle, l’électromécanique devient incontournable dans l’industrie. Elle équipe de nombreuses installations, comme les machines-outils ou les ascenseurs.
Le terme électromécanique se confond parfois avec l’électronique. Pourtant, ces domaines sont bien distincts.
Les idées reçues
“C’est un métier sale ou uniquement en usine” → Faux : il y a aussi des postes en bureau d’études, en laboratoires ou en gestion de projets.
“C’est un métier pour les hommes” → Faux : de plus en plus de femmes réussissent très bien dans ce domaine.
“Ça se limite aux moteurs” → Faux : cela touche aussi l’automatisation, la robotique, l’énergie et bien plus.
“C’est répétitif et sans créativité” → Faux : il s’agit de résoudre des problèmes variés et de concevoir des solutions techniques.
“Ça va disparaître avec l’automatisation” → Faux : au contraire, les spécialistes sont encore plus demandé·e·s pour gérer et créer ces systèmes.
Spécificités de cette formation
Les débouchés
Le marché de l’emploi offre d’excellentes perspectives au métier d’électromécanicien·ne. Cette profession figure sur la liste des métiers en pénurie du Forem depuis plusieurs années. Les diplômé·e·s du Bachelier en Électromécanique, spécialisés en HVAC, accèdent rapidement à un emploi de qualité, souvent dès la fin du stage.
La formation d’électromécanicien·ne ouvre l’accès à de nombreux métiers :
Ces fonctions couvrent des secteurs variés et porteurs, en lien direct avec les enjeux énergétiques et technologiques actuels.
En pratique
Les grilles de cours de la première à la troisième année évoluent progressivement. Chaque bloc combine des enseignements théoriques et des activités pratiques afin de préparer efficacement à l’exercice du métier.
Bloc 1 : acquisition des bases scientifiques et techniques
La première année de Bachelier pose les fondations indispensables. Elle propose des cours de :
Mais aussi des cours techniques de base en électromécanique (mécanique, électricité) et des activités d’intégration professionnelle.
Ces enseignements permettent de développer une compréhension globale des systèmes techniques tout en amorçant la professionnalisation.
Bloc 2 : mise en pratique et première immersion professionnelle
Dès la deuxième année, la formation se renforce avec :
Un stage de 4 semaines est organisé au deuxième quadrimestre. Il permet à l’étudiant·e de découvrir les différentes orientations du métier.
Ce stage vise à :
Bloc 3 : spécialisation et professionnalisation
La troisième année approfondit les acquis et prépare directement à l’insertion professionnelle. Elle comprend :
Un stage long de 15 semaines constitue un élément central de l’année.
Ce stage permet de :
Le travail réalisé fait l’objet d’un rapport écrit, composé de :
Ce rapport est défendu oralement devant un jury composé d’enseignant·e·s et de professionnel·le·s.
👉 Lien interne possible : Découvrir les grilles de cours
>> Plus d’informations : Bachelier Électromécanique Techniques Spéciales du Bâtiment à Tournai – HELHa – Haute École Louvain en Hainaut