Bien conscients de la difficulté à aborder des études supérieures, les enseignants de la catégorie technique ont mis au point un programme d’accompagnement des étudiants tout au long de la 1re année de bachelier : la pédagogie dite « de proximité » y est une réalité tangible!

Le projet « Une boîte à outils pour la réussite » s’adresse à l’ensemble des étudiants de première année de bachelier (du type long et du type court) de la catégorie technique. Nous identifierons dès le début de l’année académique, les compétences et connaissances initiales des étudiants se destinant à l’enseignement supérieur technique. Dans un deuxième temps, en fonction du profil entrant et des objectifs à atteindre à la fin de la première année, nous proposerons aux étudiants un parcours de formation adapté. Cette adaptation à l’enseignement supérieur et à ses exigences se fera via un tutorat disciplinaire assuré en partie par des étudiants volontaires et par un tutorat méthodologique géré par les enseignants. Notre objectif est d’amener les étudiants en situation de réussite pour leur première session d’examens.

Où en sont les étudiants qui nous arrivent ?

La détermination des préacquis disciplinaires pour les étudiants qui entament des études supérieures sont des indicateurs forts pour mieux appréhender la difficulté d’adaptation des étudiants aux études supérieures techniques. Afin de déterminer ces préacquis, nous ferons passer des tests aux étudiants ce qui nous permettra d’adapter au mieux l’enseignement dispensé lors des premières semaines de cours. Lors de la mesure des connaissances et compétences initiales des étudiants entrants, nous identifierons également certaines compétences de « savoir être » utiles à un futur professionnel comme la capacité à gérer un groupe, de s’exprimer en public ou encore de synthétiser un exposé. Nous allons repérer et faire émerger ces compétences potentielles afin, d’une part, de montrer aux étudiants l’intérêt que nous leur portons mais, d’autre part, d’identifier parmi les étudiants doubleurs ou répétants des candidats éventuels pour participer au tutorat disciplinaire.

Et si les étudiants s’entraidaient ?

Une originalité du projet consistera à valoriser l’expérience humaine ainsi que les acquis disciplinaires de certains étudiants. Nous allons proposer à des étudiants volontaires (doubleurs, répétants ou des années supérieures), et disposant de préacquis suffisants en rapport avec un cours donné, de participer à des séances de tutorat disciplinaire. Ces tutorats consisteront à encadrer, en partenariat avec les enseignants titulaires des cours, les étudiants participant à des séances d’exercices ou de laboratoires. Le fait d’intégrer les étudiants dans un processus de tutorat devrait permettre de réduire la « distance » pédagogique entre étudiants et formateurs tout en valorisant ces derniers dans un processus de coatching par les pairs  car celui qui enseigne peut apprendre, bénéficier lui-même de cette activité.
A partir du mois d’octobre, des tests sont organisés dans les matières réputées les plus difficiles.
Ces interrogations, n’ayant pas l’ampleur de l’examen de janvier ou de juin, ont l’ambition d’en être représentatifs, notamment dans le degré de difficulté. Leur objectif principal est de permettre à l’étudiant de se situer quant à la compréhension de la matière, aux attentes des enseignants et à sa méthode de travail. Les tests sont situés dès le début de l’année pour susciter de la part de l’étudiant une réaction adéquate en vue de rectifier le tir. Dans certains cours, ils sont comptabilisés comme évaluation continue en vue d’obtenir une dispense partielle.

Mais qu’attend-on des étudiants dans l’enseignement supérieur ?

Une équipe d’enseignants va tenter de faire émerger chez les étudiants lors de séances de tutorat leurs potentialités souvent méconnues. Ainsi, nous avons imaginé une série d’activités destinées à  faire prendre conscience aux étudiants de l’intérêt du travail en groupe, de l’intérêt d’adapter la prise de note et le mode d’étude à leur type de concentration, de l’intérêt de la planification dans le blocus. On y abordera aussi la réalisation de résumés, la recherche bibliographique, la rédaction d’un rapport scientifique. Les thématiques abordées visent à aider les étudiants à améliorer, adapter et approfondir leur méthode de travail. Elles concourent aussi à expliciter et communiquer les termes des nouvelles exigences auxquelles ils sont confrontés dans l’enseignement supérieur.

Quels sont les objectifs à atteindre pour janvier ?

Enfin, et pour encore mieux baliser la réussite des étudiants vers la session de janvier, les listes de questions d’examen potentielles seront accessibles aux étudiants sur le site Internet de la Haute Ecole, et ce dès la rentrée académique. Cette manière de procéder a déjà été pratiquée les années précédentes. De cette expérience, nous avons observé plusieurs résultats encourageants ; ainsi, outre des résultats scolaires globalement à la hausse, le taux de décrochage en janvier a nettement baissé et le nombre de note de présence a fortement diminué.

Dans tous les cas, vous ne devez pas avoir peur de demander à rencontrer les enseignants pour les solliciter de vos questions. Ils sont à votre disposition et prendront les mesures adéquates pour vous aider.

Nadine DEHAENE et  Bruno PLANCHON

Animateurs « Boîte à outils pour la réussite »

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